33. De l'inconstance du coeur, et que nous devons tout rapporter à
Dieu comme à notre dernière fin
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Mon fils, ne vous reposez point sur ce que vous sentez en vous; maintenant
vous êtes affecté d'une certaine manière, vous le serez
d'une autre le moment d'après.
Tant que vous vivrez, vous serez sujet au changement, même malgré
vous; tour à tour triste et gai, tranquille et inquiet, fervent
et tiède; tantôt actif, tantôt paresseux, tantôt
grave, tantôt léger.
Mais l'homme sage et instruit dans les voies spirituelles s'élève
au-dessus de ces vicissitudes. Il ne considère point ce qu'il éprouve
en soi, ni de quel côté l'incline le vent de l'inconstance;
mais il arrête toute son attention sur la fin bienheureuse à
laquelle il doit tendre.
C'est ainsi qu'au milieu de tant de mouvements divers, fixant sur moi
seul ses regards, il demeure inébranlable et toujours le même.
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Plus l'oeil de l'âme est pur et son intention droite, moins on est
agité par les tempêtes.
Mais cet oeil s'obscurcit en plusieurs, parce qu'il se tourne vers
chaque objet agréable qui se présente.
Car il est rare de trouver quelqu'un tout à fait exempt de la
honteuse recherche de soi-même.
Ainsi autrefois les Juifs vinrent à Béthanie chez Marthe
et Marie, non pour Jésus seul, mais pour voir Lazare.
Il faut donc purifier l'intention afin que, simple et droite, elle
se dirige constamment vers moi, sans s'arrêter jamais aux objets
inférieurs.
Site d'origine de cette transcription: http://ijc.reseau.org/
