30. Qu'il faut implorer le secours de Dieu, et attendre avec confiance
le retour de sa grâce
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Jésus-Christ: Mon fils, je suis le Seigneur, c'est moi qui fortifie
au jour de la tribulation.
Venez à moi quand vous souffrirez.
Ce qui surtout éloigne de vous les consolations célestes,
c'est que vous recourez trop tard à la prière.
Car avant de me prier avec instance, vous cherchez au-dehors du soulagement
et une multitude de consolations.
Mais tout cela vous sert peu, et il vous faut enfin reconnaître
que c'est moi seul qui délivre ceux qui espèrent en moi,
et que hors de moi il n'est point de secours efficace, point de conseil
utile, point de remède durable.
Mais à présent que vous commencez à respirer après
la tempête, ranimez-vous à la lumière de mes miséricordes;
car je suis près de vous, dit le Seigneur, pour vous rendre tout
ce que vous avez perdu et beaucoup plus encore.
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Y-a-t'il rien qui me soit difficile ? ou serais-je semblable à
ceux qui disent et ne font pas ?
Où est votre foi ? Demeurez ferme et persévérez.
Ne vous lassez point, prenez courage; la consolation viendra en son
temps.
Attendez-moi, attendez: Je viendrai, et je vous guérirai.
Ce qui vous agite est une tentation et ce qui vous effraie est une
crainte vaine.
Que vous revient-il de ces soucis d'un avenir incertain, sinon tristesse
sur tristesse ? A chaque jour suffit son mal.
Quoi de plus insensé, de plus vain, que de se réjouir
ou de s'affliger de choses futures qui n'arriveront peut-être jamais
!
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C'est une suite de la misère humaine d'être le jouet de ces
imaginations et la marque d'une âme encore faible, de céder
si aisément aux suggestions de l'ennemi.
Car peu lui importe de nous séduire et de nous tromper par des
objets réels ou par de fausses images, et de nous vaincre par l'amour
des biens présents ou par la crainte des maux à venir.
Que votre coeur donc ne se trouble point, et ne craigne point.
Croyez en moi, et confiez-vous en ma miséricorde.
Quand vous croyez être loin de moi, souvent c'est alors que je
suis le plus près de vous.
Lorsque vous croyez tout perdu, ce n'est souvent que l'occasion d'un
plus grand mérite.
Tout n'est pas perdu, quand le succès ne répond pas à
vos désirs.
Vous ne devez pas juger selon le sentiment présent ni vous abandonner
à aucune affliction, quelle qu'en soit la cause, et vous y enfoncer
comme s'il ne vous restait nulle espérance d'en sortir.
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Ne pensez pas que je vous aie tout à fait délaissé
lorsque je vous afflige pour un temps, ou que je vous retire mes consolations;
car c'est ainsi qu'on parvient au royaume des cieux.
Et certes, il vaut mieux pour vous et pour tous mes serviteurs être
exercés par des traverses, que de n'éprouver jamais aucune
contrariété.
Je connais le secret de votre coeur et je sais qu'il est utile pour
votre salut que vous soyez quelquefois dans la sécheresse, de crainte
qu'une ferveur continue ne vous porte à la présomption et
que par une vaine complaisance en vous-même, vous ne vous imaginiez
être ce que vous n'êtes pas.
Ce que j'ai donné, je puis l'ôter et le rendre quand il
me plaît.
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Ce que je donne est toujours à moi; ce que je reprends n'est point
à vous, car c'est de moi que découle tout bien et tout don
parfait.
Si je vous envoie quelque peine et quelque contradiction, n'en murmurez
pas, et que votre coeur ne se laisse point abattre; car je puis en un moment
vous délivrer de ce fardeau et changer votre tristesse en joie.
Et lorsque j'en use ainsi avec vous, je suis juste et digne de toute
louange.
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Si vous jugez selon la sagesse et la vérité, vous ne devez
jamais vous affliger avec tant d'excès dans l'adversité,
mais plutôt vous en réjouir et m'en rendre grâces.
Et même ce doit être votre unique joie que je vous frappe
sans vous épargner.
Comme mon Père m'a aimé, moi aussi je vous aime,
ai-je dit à mes disciples en les envoyant, non pour goûter
les joies du monde, mais pour soutenir de grands combats; non pour posséder
les honneurs, mais pour souffrir les mépris; non pour vivre dans
l'oisiveté, mais dans le travail; non pour se reposer, mais pour
porter beaucoup de fruits par la patience. Souvenez-vous, mon fils,
de ces paroles.
Site d'origine de cette transcription: http://ijc.reseau.org/
